Icônes de la nouvelles vague aux années 70’

Le Marais. Paris. Fin de journée caniculaire. Juillet 2018. J’arrive Galerie Saint Joseph, rue des minimes. Sur le trottoir, sur la rue, dans les salles réparties sur 3 étages, derrière les portes-vitrées et verrières, dans les escaliers : partout la foule. Une expo-photo peut-elle attirer autant de monde ? Comment deux photographes peuvent-ils convaincre autant de personnes ce soir d’été parisien étouffant ? Tous se pressent avec aisance comme un parterre de figurants en décor naturel, pour un film de long-métrage sans scénario. Soudain, un souffle vivifiant se lève. Je scrute et je comprends : la fraîcheur des clichés ; les ports de pêche, les plages, les promenades et autres artères urbaines devenues emblématiques ; des personnages définitivement iconiques. Autant de protagonistes d’une époque authentique et spontanée qui aurait bien du mal à s’y retrouver aujourd’hui. Il s’agit d’une époque que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, ni tout à fait bohême, ni tout à fait embourgeoisée. Je vous parle d’un temps dégagé de tout conformisme, un temps inspirant : celui de la Nouvelle Vague. Bébel (fanfaron), Chabrol (joueur), Seberg (mutine), Godard (dandy), Deneuve et Dorléac, Karina, Seyrig, Frey, Moreau, Huppert (si timide !), Constantine (une gueule), Truffaut (facétieux et précieux) ; des acteurs, des actrices, des tandems, des réalisateurs, des lieux, des making of, des atmosphères, une manière de filmer jamais égalée…

 

L’agence Vandartists, productrice curatrice, et la galerie Joseph présentent : « Icônes de la nouvelle vague aux années 70’ » et ont réuni, pour cet événement singulier destiné au grand public et aux initiés, néophytes ou amateurs, cinéphiles auteurs photographes, des #off extraordinaires de Raymond Cauchetier et Georges Pierre. Les deux photographes de la Nouvelle Vague dévoilent, au travers de clichés inédits, les coulisses de l’une des plus extravagantes époques du Cinéma Français.

 

Parmi les clichés surprenants, s’il fallait choisir, dans le désordre des coups de cœur :

  • 1965. Pierrot le Fou. Le baiser le plus fou. Bébel et Anna Karina. Voitures sportives sous les pins… ambiance de festival...
  • 1962. La Baie des Anges. Le bras-dessus-bras-dessous le plus joyeux. Jacques Demy et Jeanne Moreau platine. Promenade sur une plage de galets…
  • 1960. Adieu Philippine. La croisière la plus délicatement torride. Stefania Sabatini (une-pièce noire) et Yveline Céry (bikini blanc). Voilier en mer méditerranée…
  • 1960. Lola. La danse de cabaret la plus somptueusement irrévérencieuse. Anouk Aimée. Un bar de marins d’une ville portuaire
  •  1960 (meilleur cru ?). Adieu Philippine. Le travelling le plus audacieux, à bord d’une 2CV sans porte, à 9. Jacques Rozier (réalisateur), René Mathelin (caméra). Une corniche du Sud de la France…
  • 1964. Le noir et blanc le plus inattendu et extravagant. Celui qui donne le ton définitif de la liberté, avec deux des figures flamboyantes de la Nouvelle Vague : Godard initiant BB au jeu d’acteur, en faisant le poirier, à la demande de Doniol Valcroze.

 

Ça se passe à l’air pur, sans contrainte et sans atermoiement, et moi, j’ai choisi les clichés du Sud. Une Vague de Méditerranée. Une Vague d’audace, d’affranchissement, d’évasion, d’ardente insoumission, moteurs de toute créativité. Une Vague hors normes. Désinhibée qui fait rêver aujourd’hui, 60 ans plus tard ! Comme si personne n’avait réussi le pari un peu dingue de renouveler les codes du Cinéma Français. Ça désaltère, ça laisse nostalgique et songeur…

 

Tous les tirages exposés sont numérotés, signés ou avec certificat d’authenticité, disponibles à la vente : valerie@vandartists.com !

 

Avec le concours de Francisco Quiles

 

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