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Les plus belles années d'une vie

Un film qui sort en salles le 22 mai, ça dit beaucoup : ça dit « pardon », comme Sainte Rita qui a pardonné toute sa vie, comme Jean-Louis Duroc, cinquante-deux ans plus tard, demande pardon à Anne Gauthier. Deux patronymes banals. Tellement qu’ils résonnent toujours en chacun de nous, dans la mémoire collective du cinéma français et international, au milieu des conversations de rallyes automobiles, à Deauville ou à Paris.

 

Les plus belles années d'une vie

Formidable « Lelouch », un quarante-neuvième long-métrage émouvant et drôle, particulièrement juste et resserré en dépit des apparences. Je concède volontiers à Claude Lelouch quelques facilités de tournage et scénaristique : son film est si romantique, onirique, entrecroisé et poétique, si pur. Je trouve Jean-Louis Trintignant solaire et beau, plus séduisant que jamais, très facétieux, les yeux plissés malicieux, aux côtés d’une Anouk Aimée qui n’a jamais aussi bien porté son nom d’actrice ; lumineuse icône à la voix inchangée, timide et déterminée à la fois. Touchante.

 
Tout est charmant et parfait, « comme au cinéma ! »

 

Les plus belles années d'une vie

Très émue aussi par ces deux enfants devenus adultes, Souad Amidou et Antoine Sire dont on pourrait croire qu’ils sont nés pour ce films-là. C’est un sentiment très étrange, que provoque cette histoire de destins : les bonnes personnes à la bonne place et au bon moment. Antoine Sire a tiré le fil rouge de son destin grâce à Claude Lelouch, et Souad joue au théâtre le Fil Rouge. Hasard, coïncidence ? Force de l’évidence ?

 

Nicole Croisille semble éternelle, comme cette bande-son, remarquable prolongement réalisé et arrangé par Calogero, sur une création du regretté Francis Lai. Ça rappelle Pierre Barouch, forcément. Chabadabada.

 

Les plus belles années d’une vie sont sans doute celles à venir ; elles représentent aussi la somme de tous ces instants présents et précieux qui rendent vivants, qui confèrent à la vie davantage d’intensité et d’extravagance.

 

Les plus belles années d'une vie

Deux apparitions discrètes et enjôleuses : Marianne Denicourt, plus élégante que jamais, et Monica Bellucci : une ode à la féminité, aux femmes, à la grâce.

 

Les plus belles années d'une vie

Une pensée pour le montage de Stéphane Malazaigue : les images se superposent et s'entrelacent, hier, aujourd’hui, demain peut-être, quadrichromie et bichromie, celles du mensonge des uns et de la vérité des autres, qui se complètent, celles d’un Paris qui a cessé de vivre aussi, un Paris flamboyant où il était possible de griller dix-huit feux rouges à l’aube, éperdu d’amour. Un Paris qui donnait envie, qui élançait vers demain. Paris n'est pas resté Paris, Lelouch lui, est demeuré fidèle.

 

Les plus belles années d'une vie

Les plus belles années d'une vie, Claude Lelouch. Hors compétition, festival de Cannes 2019. Anouk Aimée, Jean-Louis Trintignant, Marianne Denicourt, Souad Amidou, Antoine Sire, avec la participation de Monica Bellucci.

Musique originale : Francis Lai, Calogero.

Parole : Didier Barbelivien

Scénario (ou -tout simplement : la vie) : Claude Lelouch, en collaboration avec Valérie Perrin

Sortie le 22 mai 2019

Tag(s) : #Actualité, #cinema, #claude lelouch, #les plus belles années d'une vie
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