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Les indomptés (On Swift Horses) de Daniel Minahan, romance/drame (1h59)

Daniel Minahan
Les Indomptés

L’Amérique des années 50. À la fin de la guerre de Corée. Deux frères taciturnes, livrés trop jeunes à eux-mêmes. L’un, Lee (Will Poulter, un gars vraiment bien, le genre « chic type », tellement bien, si chic et si confiant, également satisfait jour après jour et intrinsèquement gentil) met tout en œuvre pour s’ancrer. Ses jours routiniers seront toujours les plus paisibles. L’autre, Julius (merveilleusement ténébreux, Jacob Elordi, avec son regard attendrissant à la « Alain Delon », un regard éternellement reconnaissant pour qui s’en approche, dont les prunelles semblent s’agripper à notre cœur et à notre âme à travers l’écran), écorché indompté, s’acharne à rester disponible à la vie, tiraillé entre deux penchants contraires qui bataillent en lui : tranquille et sulfureux. Au milieu, une femme, Muriel (Daisy Edgar-Jones). Celle de Lee, à la personnalité ambivalente, qui se cherche jusqu’à trouver son point I : son penchant indompté. Leur histoire se déroule entre Kansas, plaines du cœur battant des États-Unis et Californie, patrie du divertissement.

J’avais lu ici et là, en diagonale, que le film racontait les penchants homosexuels des protagonistes et je m’attendais à ce que ce soit le sujet. Erreur. Le sujet, c’est la quête de soi, cette connaissance viscérale qui conduit vers la liberté. Une soif de liberté toujours repoussée, sans cesse contrariée. Par la quotidienneté, la domesticité, le mariage, un projet immobilier, les projets (alors même que ce sont les projets qui donnent un sens à l’existence), l’adultère, l’homosexualité, la religion, le travail, les plaisirs, les addictions, les paris, le goût d’une olive. Ce film est une expérience existentielle que l’énumération qui précède façonne. Il y règne une atmosphère incandescente, moite et sensuelle, qui s’imprègne dans chaque pore de la peau. D’emblée Muriel l’a compris, elle doit seulement l’expérimenter. Lorsqu’elle rencontre Julius :« Pour la première fois, je me suis sentie respirer ». Un film organique, qui régule la température du corps et la respiration du cœur. Un film sur le désir et l’amour ardents.

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Tag(s) : #lesindomptés, #danielminahan, #romance, #drame, #onswifthorses, #jacobelordi, #willpoulter, #daisyedgarjones
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