Bardot, documentaire (1h30) de Alain Berliner et Elora Thevenet
Bardot, l’insaisissable.
Pas plus que le récent vrai-faux biopic sous forme de série tv en 2023, ce documentaire ne m’a convaincue.
Au fond, je crois que la seule personne capable de parler de Bardot est Bardot elle-même, face cam’. Ou par écrit et elle l’a fait avec talent. D’autres icônes auraient peut-être pu la raconter, Delon, Gainsbourg, Trintignant, Piccoli mais ils ne l’ont pas fait. CQFD. Ceux qui ont réussi à dresser un portrait sans équivoque sont photographes comme Willy Rizzo.
Sinon, tout a été dit et redit sur Bardot : une éducation bourgeoise et sévère qui a forgé son caractère indompté ; sulfureuse, controversée, libre, révolutionnaire, visionnaire, ambigüe, impulsive, indocile, éconduite, brutalisée, décriée, traquée, emprisonnée chez elle et en elle au point d’avoir trouvé refuge auprès des animaux. Instinctifs et sauvages. Comme elle l’est.
Il n’y a rien à rajouter sur Brigitte Bardot et ce documentaire m’apparaît comme une redite. Sur le fond, je n’ai rien appris. Sur la forme, il m'a interrogée : quelle est la légitimité de Naomi Campbell ou de Frédérique Bel pour évoquer Bardot, par exemple.
Quant à la participation de Bardot, qui apparait toujours de dos, j'ai été surprise. Elle si directe, cette fois-ci, elle tourne les yeux à l’objectif.
Pour autant, il n’est jamais inutile de se rappeler l’itinéraire courageux et engagé de cette femme aux milles vies, dont la principale, la plus émouvante et militante, est celle qu’elle a consacrée à la cause animale et les avancées qu’on lui doit en faveur de la protection animale et contre la souffrance animale, en 50 ans.
À travers les animaux, domestiques et sauvages, BB a pris sa revanche sur la vie, sur son éducation, sur les hommes, sur les paparazzis, sur les jugements, sur les emprises et les injustices qu’elle a subies tout au long de son existence sans jamais faillir ni baisser les bras. Au contraire, elle le dit elle-même : elle a toujours eu le caractère et le panache pour Vaincre et elle ne renie rien.
De BB, ce qu’il restera à mes yeux, c’est le buste de Marianne et sa Fondation, plus que jamais d’utilité publique : une œuvre sociétale exemplaire, qui dépasse les frontières de la France et qui nous honore. Dont il est peut-être encore trop tôt pour en mesurer toute l’ampleur.
En cliquant sur ce lien, la liste des victoires de la FBB : zoophilie, protection des phoques, exploitation des ours dansants, interdiction du commerce d’ivoire, crash-tests sur animaux, étourdissement obligatoire avant abattage et d’autres, en cours. Car le cercle vertueux n'est pas prêt de cesser.